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Eugène Mathis

Né en 1864, dans une famille nombreuse et très modeste de la Beurée, Eugène MATHIS resta passionnément attaché à sa terre natale, d'où il dût partir pour exercer son métier d'instituteur laïc et directeur d'école dans les Vosges. C'est cet enracinement paysan qui fera de lui un poète et écrivain régionaliste. Ainsi naîtra une oeuvre importante de trois ordres : recueils de poésies, romans historiques, recherches sur le patois de la Haute-Meurthe (fiauves et dictionnaire). Eugène MATHIS sera justement récompensé, recevant entre autres le premier, le Prix Erckmann Chatrian (1925), le Prix Monthyon (1925) de l'Académie Française pour son roman « Les Héros, gens de Fraize » publié chez Louis Fleurent en 1925. En 1935, l'Académie Stanislas lui décernera, à titre posthume, le Prix Hyppolyte Roy pour l'ensemble de son oeuvre poétique. Il est, par ailleurs, auteur de « La Fille du Diable », de « L'Héritière des Spitzemberg » d'inspiration historique. Il montre toute sa volonté dans la sauvegarde du patois en publiant le « Côlî d'Ours » en 1925. En vers, il joue avec le patois et le français, dans un conte qu'il situe dans la Haute-Meurthe.

De retour à Fraize à sa retraite en 1923, il habitera jusqu'à sa mort dans la rue qui aujourd'hui porte justement son nom depuis 1937. Sur le flanc du coteau de la Beurée, la maison natale d'Eugène MATHIS est toujours là, bien assise sur son histoire. C'est là que, dans son enfance, Eugène a trouvé les sources de son oeuvre. La rue qui porte son nom fait que nous ne pouvons pas et que nous ne devons pas oublier.

Pour marquer le 70ème anniversaire de son décès, l'Association « La Costelle » va procéder à la réédition de son roman le plus célèbre : « Les Héros, gens de Fraize », l'édition originale étant épuisée depuis longtemps.

Association « La Costelle », le 30 octobre 2002 (publié dans le bulletin municipal Fraize 2004).

© La Costelle. Dernière mise à jour le 12/01/2013 à 08:13 
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